Bilhérois morts pour la France
En 1914
BARATTE-ARREMOND Joseph
Né le 20 mai 1885, classe 1905, 283e RI, disparu le 24 septembre 1914 (29 ans), à St Rémy( Meuse), déclaré tué à l’ennemi par jugement du 5 mai 1920 du tribunal d’Oloron.
ORT Jean
Né le 26 mai 1892, classe 1912, 49e RI, disparu le 17 septembre 1914 (22 ans), à Craonne Aisne, déclaré tué à l’enn
emi par jugement du 6 janvier 1921 du tribunal d’Oloron
TRÉSARRIEU-BESINCQ Pierre
Né le 25 sept 1880, classe 1900, 18e RI, tué à l’ennemi le 12 octobre 1914 (34 ans), à Oulche (Aisne), médaille militaire avec étoile de bronze.
BERNAT-FERNESSOLLE Pierre
Mentionné sur une liste de la Préfecture et inscrit sur le monument aux morts, aucun autre renseignement dans l’immédiat.
En 1915
SOUVERBIE-SOUVERCASE Jacques né le 23 février 1883
Classe 1903, 218e RI, tué à l’ennemi le 27 novembre 1915 (32 ans) à Paissy (Aisne).
SOUVERBIE-SOUVERCASE Pierre
Classe 1908, 135e RI, disparu le 25 septembre 1915 (32 ans), à Agny (Pas de Calais), déclaré tué à l’ennemi par jugement du 26 octobre 1921 du tribunal d’Oloron
Classe 1913, 174e RI, tué à l’ennemi le 24 mai 1915 (22 ans), à ND de Lorette (Pas de Calais)
En 1916
ARRATEIG-COURTADE Cyprien
né le 25 oct 1888, classe 1908, 342e RI, tué à l’ennemi le 24 août 1916 (28 ans) à Fleury Thiaumont.
SACAZE-LOUSTEAU Jean Né le 2 mars 1892
Classe 1912, 12e RI, blessé au combat en Belgique, le 23 août 1914, rapatrié, décédé le 30 juillet 1916 (24 ans), à l’hospice de Villeurbanne suite à une maladie contractée en captivité.
COURS-SALIES Jean dit POMMALADE
Né le 8 sept 1893, classe 1913, 6e RI, tué à l’ennemi le 1er juillet 1915 (22 ans), à Esnes (Meuse), cote 304.
En 1917
Jacques CORTEILLES né le 19 mai 1877
Classe 1897, 88e RI, campagne contre l’Allemagne du 04/08/1914 au 03/02/1917, mort de maladie à Pau le 3 février 1917 (39 ans). Déclaré “mort pour la France.
En 1918
ARRATEIG-COURTADE Alphonse
Né le 24 nov 1892, classe 1912, 12e RI, tué à l’ennemi le 17 octobre 1918 (26 ans), à Marchavesne commune de Petit-Verly (Meuse).
ISAURE-HONDA Jean
Né le 6 août 1886, classe 1906, 18e RI, tué à l’ennemi le 17 septembre 1918 (32 ans), à Allemant (Aisne).
BISCOURP Jacques
Né le 3 sept 1895, Classe 1916, 414e RI, tué à l’ennemi le 23 avril 1918 (23 ans),à Locre en Belgique.
En 1919
COURS Pierre
Classe 1903, 14ème Régt d’Artillerie, blessé grièvement à son poste par un éclat d’obus le 22 juillet 1916. Décédé le 20 avril 1919 à Bilhères.
Attaque du Plateau de Vauclerc 12 octobre 1914, au cours de laquelle a été tué le soldat Pierre TRÉSARRIEU-BESINCQ de Bilhères
(Extrait de l’histoire du 18ème RI)
« Le 11 octobre, le 3ème bataillon, cantonné à Beaurieux, reçoit l’ordre de se porter, le lendemain matin, au nord d’Oulches, pour attaquer le Plateau de Vauclerc avec objectif, le saillant du bois situé à 300 mètres à l’est de la ferme Hurtebise. Il devait être en place derrière les tranchées de lère ligne occupées par le 34e RI à 4 heures. pour une attaque fixée à 5 heures après une préparation qui se produisit effectivement, mais peu puissante en raison du manque de munitions qu’il fallait économiser.
Pour l’exécution de sa mission, le bataillon se met en marche à 2 heures 30 et arrive à sa position à l’heure indiquée dans la formation ci-après: 9e compagnie, lieutenant Taillacot et 12e compagnie, lieutenant Laborde, en lère ligne (la 12e compagnie à droite laissant une section de soutien groupée derrière les abris de lère ligne). La 11e compagnie (capitaine Pouget) en réserve derrière la gauche de la 9ème et 10ème compagnie (capitaine Mirambeau), en réserve générale, derrière le centre et à droite.
La Ilème compagnie avait reçu pour mission spéciale de pousser un peloton dès que les 2 compagnies de lère ligne auraient dépassé de 100 mètres les tranchées , ou dès qu’un petit flottement se manifesterait dans la ligne. La 3e section de mitrailleuses, placée à l’aile gauche, assez en dehors de la ligne, devait par l’ouverture de son feu très intense sur la crête des tranchées ennemies , être le signal d’attaque et forcer l’ennemi à rester terré (elle brûla 6.000 cartouches en 20 minutes).
Au signal convenu la ligne escalada les tranchées et d’un bond gagne le terrain; l’ennemi n’ouvre pas le feu aussitôt, mais bientôt ressaisi, malgré le feu de nos 2 mitrailleuses, la fusillade crépite. Quatre mitrailleuses ennemies ouvrent également un feu violent; les rangs se déciment. Les sections de soutien franchissent à leur tour les tranchées bientôt suivies par une section de la 11e compagnie, lieutenant Malère. Quelques fractions ou plutôt quelques groupes arrivent près des tranchées ennemies, mais la majeure partie des assaillants est arrêtée par la feu excessivement violent des Allemands.
Le commandant Melin, commandant le 3éme bataillon, donne l’ordre d’arrêter le renforcement et prescrit même à la section de la Ilème compagnie, qui avait à peine franchi les tranchées et dont les hommes étaient encore vivants, de se replier. Le lieutenant Malère , commandant cette section, venait d’être tué à 4 mètres des tranchées. A ce moment, le capitaine Pouget, n’écoutant que son courage, monte sur le parapet, rallie ses hommes, mais sa voix n’est pas entendue. Il franchit alors les tranchées et tombe foudroyé par une balle au front. Néanmoins, quelques gradés et hommes arrivèrent jusqu’aux tranchées ennemies. Les blessés affluent; beaucoup se sont couchés et abrités.
Le bilan de cette attaque insuffisamment préparée par l’artillerie, comme nous l’avons déjà dit, où chefs et soldats ont rivalisé d’élan, fut sérieux. 5 officiers tués capitaine Pouget, lieutenants Laborde, Taillacot, Hiquet (qui ne devait pas survivre à ses blessures). Les lieutenants Bonne et Desbiez sont blesses; au total, 7 officiers sur 10 que comptait le bataillon sont touchés. Il y eu 200 tués ou disparus environ et une centaine de blessés.
350 hommes avaient franchi le parapet, 300 furent mis hors de combat. »
Le corps du Soldat Pierre TRESARRIEU-BESINCQ, disparu au cours de cette attaque, sera inhumé le 23/03/1920 au cimetière de Craonnelle (tombe 458). La pension annuelle de veuve de guerre, notifiée le 19 janvier 1921 à son épouse avec effet au 13 octobre 1914, sera de huit cents francs plus six cents francs pour les 2 enfants, soit 1.400 francs de 1914, ce qui représente environ 3.900 euros soit 325 euros par mois.
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