Organisation des régiments du Sud-ouest
Extrait de l’article de Mr Pierre TAUZIA paru dans le revue de Pau & du Béarn en 2006 (n°33) intitulée” LES COMBATTANTS DE LACQ-AUDÉJOS MORTS POUR LA FRANCE ET LEURS COMPAGNONS)
“ LE RECRUTEMENT DES UNITÉS
En 1914, les Basses-Pyrénées font partie du 18e corps d’armée (C.A.) de Bordeaux qui regroupe la 35e et la 36e Division d’Infanterie (D.I.). Chaque DI comprend 4 régiments d’infanterie (R.I.) d’active.
35e D.I.
- 144e R.I. de Bordeaux
- 57e R.I. de Bordeaux et de Libourne
- 123e R.I. de La Rochelle
- 6e R.I. de Saintes
36e D.I.
- 49e R.I. de Bayonne
- 34e R.I. de Mont-de-Marsan
- 18e R.I. de Pau
- 12e R.I. de Tarbes
Les régiments de réserve et de territoriales utilisés d’abord pour des missions de protection sont mis en première ligne dès l’automne 14.
Deux unités d’Infanterie Coloniales (devenue plus tard l’infanterie de marine) font appel aux recrues du Sud-Ouest: le 3e RIC de Rochefort et 7e RIC de Rochefort et Saintes. Considérés comme des troupes de choc, ces “marsouins” sont engagés dans les premières offensives d’août 14.
Enfin, certains conscrits sont incorporés dans des unités spéciales à recrutement moins régional comme les bataillons de chasseurs à pied ou de chasseurs alpins (BCP ou BCA).
D’autres encore dans les régiments du Génie (2e Génie de Montpellier) ou de l’Artillerie Lourde (RAL). …
… A partir de 1915, l’ampleur des pertes, la nécessité de reconstituer ou de créer des unités rendent le recrutement moins localisé. Les combattants sont versés d’une unité à l’autre au gré du recomplétement des effectifs.
Il n’en reste pas moins qu’en 1914-1918, les soldats combattent le plus souvent au milieu de leurs proches: voisins, cousins, frères. il en résulte une solidarité très particulière : on séjourne dans les mêmes secteurs de front, on voisine de cantonnement à cantonnement entre fantassins du 18e, du 49e ou du 34e et artilleurs du 24e ou du 14e, on se rend visite à la première occasion pour casser la croûte ensemble et s’offrir à boire, on partage les colis envoyés par la famille. Entre “pays” on se confie des lettres, pour donner des nouvelles à la maison ou pour le cas ou on ne reviendrait pas d’une attaque. On vit ensemble les épreuves et et les deuils lors des coups durs ou des grandes batailles de la guerre. On localise et on aménage si on le peut les tombes des camarades qui ont été tués et on fait célébrer pour eux une messe lorsque l’unité est au repos…..”

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